Démographie, foncier et aménagement du territoire
Groupes locaux - Vire et bocage
Devant le dépeuplement sensible de Vire (-6,2 % entre 1999 et 2009), Jean-Yves Cousin réagissait dernièrement dans la presse... Il y déclarait que la perte de population viroise était une tendance nationale d'un départ des villes, au profit des communes périphériques. Cela est en partie vrai, mais mérite d'être mis au regard des chiffres d'autres communes bas-normandes : Vire perd proportionnellement plus d'habitants que Condé-sur-Noireau, Saint-Lô, Flers, Coutances ou Bayeux... Elle est en fait l'une des communes de bas-normandie de plus de 10 000 habitants qui perd le plus d'habitants !
La situation démographique est telle qu'un rapport de l'INSEE (http://www.insee.fr/fr/insee_regions/Basse-Normandie/publi/141art8.htm) décrivait : "Depuis la fin de la décennie quatre-vingt-dix, le bassin d'emploi virois est le seul du Calvados à se dépeupler. [...] Le vieillissement de la population est si important qu'entre 2001 et 2003, ce bassin virois est le seul de Basse-Normandie où le solde naturel est négatif (- 80 personnes)."
La ville de Vire doit rapidement relancer sa politique d’habitat. Si nous saluons le projet des Mancellières, force est de constater qu’il vient trop tard et qu’il sera insuffisant face aux besoins. En parallèle, le centre ville continue à se désertifier.
Nous attendons bien sûr l'argument classique : Vire se dépeuple parce qu'elle n'est pas reliée par quatre voies à l'autoroute ! A cet argument souvent présenté comme une évidence, nous apportons des informations pour le contre-balancer : Avranches perd également 6,2 % de sa population, Villedieu-les-Poëles en perd 5,4 % ; ces deux villes sont pourtant bien reliées à l'A84...
Par ailleurs, sur cette question, le document d'Association d'Etat réalisé pour le SCOT en 2008 interroge également : « Un élément de complexité réside cependant dans la question de l'opportunité économique de mettre à 2x2 voies la liaison Vire-A84, souhaitée par les entreprises locales de transport. Son impact pourrait également être négatif sur le territoire (effet de vidage, coût empêchant d'autres projets dans les modes alternatifs) et cet enjeu mérite à lui seul un approfondissement conséquent des études du SCOT. »
Si nous entendons les arguments repris par Monsieur le Député-Maire, nous demandons à ce que d'autres points de vue puissent être relayés et discutés, auprès de la population et au sein des instances de décision. La sécurisation de l'axe menant à l'autoroute, que nous appelons de nos voeux, n'arrive pas ; nous ne croyons pas en la réalisation rapide d'une quatre voies, ne la souhaitons pas, et la pensons incompatible avec les objectifs du Grenelle de l'Environnement voulu par le Président de la République.
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